"L'euro est là pour rester, on y tient tous".

Publié le 22 Juin 2012

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Le sommet de Rome s'achève avec Mario Monti, Angela Merkel, François Hollande et Mariano Rajoy sans déceptions majeures. Bien au contraire, les dirigeants des quatre gros poids de l'économie européenne se disent satisfait avec des réponses claires et rassurantes à leurs préocupations. Une "feuille de route" pour renforcer l'intégration économique et monétaire européenne traduit, à l'issu de cet entrevu, une vision commune avant le sommet de Bruxelles. La grande mesure est de relancer la croissance dans la zone euro en consacrant 1% du PIB européen soit environ 120 voire 130 milliards d'euros dans un agenda " très proche " d'après François Hollande. Ce dernier doit se sentir rassuré à l'idée de savoir que la croissance est devenu THE priorité pour sortir de la crise, " qui aurait pu dire il y a encore quelques semaines que la croissance serait à ce point à l'ordre du jour d'un conseil européen ?" dit-il.

 

Tout n'était pas aussi rose évidemment, il y a eu quelques sujets "tabous" pour la chancelière allemande notamment en ce qui concerne la contrepartie d'une solidarité. Pour elle, une aide pour relancer la croissance doit rimer avec un contrôle et une finance solide. Sur ce point, le président français a préféré mettre les points sur les i en déclarant que cela ne devait pas se traduire par de l'austérité. "Je suis contre l'austérité" rétorque t-il. Les divergences franco-allemande se ressentent et Mario Monti n'a pas hésité à leur rappeler "qu'il y a dix ans, l'Allemagne et la France [...] avaient dérogé aux règles de l'euro. Je vous renvoi  à cet article "Quel est le problème de notre zone euro ?" Un autre sujet fâcheux, encore et toujours les eurobonds (je vais finir par retirer ce que je disais sur sa position et ma déception sur mes billets précédents si ça continue comme ça). François Hollande a voulu s'aligner sur la logique germanique certes, mais il estime qu'ils restent un bon outil pour la zone euro, il a également ajouté que ce projet ne devait pas attendre 10 ans et qu'il "continuer[a] à travailler dans ce sens ". Espérons le.

 

Concernant les taxes sur les transactions financières (TTF) qui ne figurent pas sur le communiqué final du sommet du G20, des accords ont néanmoins été trouvés entre Rome, Madrid, Paris et Berlin. Cette taxe se fera entre les pays volontaire (qui le sera ?) à l'échelle européenne (même si nous savons parfaitement qu'avec une finance aussi mondialisée cette proportion ne sera jamais assez suffisante pour y voir une quelconque amélioration).

 

Que dire ? Il y a eu du concret, des décisions et un calendrier devrait être mis en place prochainement. La chancelière allemande a souhaité que ce sommet commence plus tôt afin de ne pas louper le quart de final (très intéressant dans un point de vue économique) quitte à se demander quelles sont les réelles préoccupations du pays. Ok, pas de politique ni d'économie mêlées au sport ;). Bref renforcer à tout prix l'union monétaire et bancaire restent la grande priorité de ces jours à venir, un mini sommet qui a mis à peu près tout le monde d'accord avant le 28 juin à Bruxelles à travers des compromis, des accords et des chansons que l'Allemagne ne souhaite plus écouter ... .

 

ps : mon témoignage à lire sur l'Agefi : Les réseaux sociaux et l'embauche.

 

Rédigé par OUALID Zohra

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