Un mercredi noir (en nouvelles).

Publié le 29 Mai 2012

 

Les nouvelles ne sont pas bonnes dans la zone euro, ce n'est pas étonnant évidemment mais ce mercredi 30 mai devrait être mémorable pour Bruxelles et ... Paris ! De plus, l'Espagne continue de faire parler d'elle, un euro qui continue de chuter et les demandeurs d'emploi sur le marché du travail français augmentent de 0,1% en ce mois d'avril. Bref, que de bonnes nouvelles ! Peut être une petite lueur d'espoir pour l'Irlande qui devrait voter ce jeudi "oui" au référendum sur le pacte budgétaire (règle d'or) même si l'enjeu est de taille si l'inverse se produisait.

 

"Chômage au fond de la vallée, c'est là la vraie fatalité"


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                           source : Reuters


Il est vrai que la France soit loin de connaître la situation des "PIIGS" sur le marché du travail. Mais ce qui est sûr c'est qu'elle n'est pas non plus le modèle tant envié. Les demandeurs d'emplois en France (A) ont augmenté de 0,1% en avril avec 2,9 millions de personnes. L'hexagone connaît son douzième mois consécutif avec :

 

Licenciement économique : +13,8% (s'ils sont vraiment économiques...)

Demandeurs d'emplois : Les señors : +1% (contrat de génération, on verra bien)

                                   Les jeunes : - 0,4 %

 

Cependant sur l'année ces chiffres demeurent très mauvais. La France reste le 8ème pays dans la hiérarchie du chômage dans la zone euro. Des réformes structurelles sont demandées par la Banque Centrale Européenne (BCE) ou encore l'Allemagne mais si c'est pour s'attendre à des réformes du type Hartz 4, non merci. De plus, les inquiétudes se font ressentir avec cette avalanche de plans sociaux ainsi que les licenciement qui sont actuellement fortement probables.

 

Bruxelles n'est pas content

 

La France est sur la sellette, très mauvaise nouvelle. La commission européenne a visé l'Hexagone lors de son rapport. D'une part, les finances publiques françaises seraient mal contrôlées et les mesures pour atteindre les objectifs annoncés par François Hollande doivent se concrétiser rapidement (notamment ces objectifs d'ici 2013). D'autre part, la compétitivité de la France s'est nettement dégradée. Il est évident que la France soit mal placé sur "le marché de la concurrence". Toujours d'après la commission européenne, le chômage devrait continuer à augmenter jusqu'à 10,2% de la population active.

 

 

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François Hollande et José M. Barrsos, avec les dirigeants de l'UE à Bruxelles.

 

" Une union bancaire "

 

En ce qui concerne l'Espagne, des pistes sont proposées pour apporter une "bouffée d'air" à son système bancaire qui agonise. Le Fond Européen de Stabilité Financière (FESF) devrait intervenir pour recapitaliser ses banques. Sur le marché obligataire, le pays fait face à des taux d'intérêts en forte hausse atteignant bientôt les 7% (seuil de soutenabilité, après elle serait contrainte à emprunter auprès des "loups").

 

Briser le cercle vicieux ?

 

Casser cette interdépendance État et banques sans liquidités? Olli Rehn, commissaire européen aux affaires économiques propose de créer "une union bancaire" (c'est pas trop tôt) au sein de la zone euro afin d'éviter le Bank Run. Sauf qu'ils ont oublié que le Bank run acte 1 a déjà eu lieu en Grèce. Enfin, ne désespérons pas ...

Rédigé par OUALID Zohra

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