L'euro zone serait dans l’obscurité

Publié le 31 Mai 2012

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  Mario Draghi, président de la Banque Centrale Européenne.

 

À moyen terme, les projets européens sembleraient très flous pour le président de la Banque Centrale Européenne, Mario Draghi qui s'est exprimé ce jeudi devant la commission des affaires économiques et monétaires du parlement européen à Bruxelles. Clarifier ces perspectives seraient pour lui un pas vers la résolution de la crise européenne car ce sont effectivement ces nombreuses incertitudes qui ont provoqué la chute des taux d'intérêts des pays considérés comme étant les plus sûrs (dont l'Allemagne et la France) et par conséquent la perte de confiance de nombreux investisseurs. Ces inquiétudes se font parallèlement ressentir sur le marché des changes avec un euro qui chute de façon considérable (à 1,2362 $ ce jeudi à 22h55).

 

Bref, des projets non clarifiés et avec cette aggravation de la crise (qui a dit que le plus dur était derrière nous?), les regards convergent tout naturellement vers le fournisseur en dernier ressort. La Banque Centrale Européenne avait déjà cédé en injectant à l'économie financière plus de 1000 milliards d'euros (Aujourd'hui on se demande encore où sont passées ces liquidités et si cette dernière a eu des impacts sur l'économie réelle) en fin d'année 2011 avec un taux d'intérêt défiant toute concurrence.

 

Mario Draghi a aujourd'hui assuré que l'intervention de la BCE ne sortira pas l'euro-zone de la crise. La Commission européenne se penche sur la création d'une « union bancaire » afin de garantir les dépôts et ainsi éviter le phénomène du « Bank Run » (pas trop tôt). Ceci est une bonne alternative en soi mais qui reste difficile à mettre en place à court-moyen terme et qui va nécessiter beaucoup de négociations.

 

Une nouvelle intervention de la Banque Centrale européenne est-elle vraiment la solution ? N'est-ce pas aux gouvernements de trouver des perspectives de croissance ?

 

Dans tous les cas, « c'est à une refondation en pleine tempête que les Européens doivent s'atteler ».

Rédigé par OUALID Zohra

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