Inquiétudes, inactions.

Publié le 6 Août 2012

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Je ne sais pas si nous avons tous cette même impression ; la crise résiste, s'amplifie mais aussi étonnant que cela paraisse, elle peut être perçue simultanément passagère et hétérogène aux yeux de nos dirigeants conservateurs.  En effet, l'esprit du nationalisme qui devait être enterré lors de la conception même de l'euro ressurgit fortement, l'idéologie ultra-libérale - financiariste ou capitaliste - suprême si je peux me permettre continue d'aveugler nos responsables politiques et économiques de façon assez considérable par le biais de réformes contre-productives qui, aujourd'hui, s'accroissent au détriment d'un utilitarisme inexistant.

 

Concrètement, pendant que certains s'inquiètent des tensions entre les membres de la zone euro - Mario Monti -, d'autres se contentent de rester inactifs mais savent demeurer très imposants et imbattables dans le jeu de la répartie - notamment concernant le rôle des parlements -. Par ailleurs, une voix a pris son courage à deux mains et à dévoiler au grand jour le souhait d'une grande majorité de la population du pays d'outre-Rhin. De façon accessible et compréhensible, Markus Söder - CSU - a déclaré qu'à un "moment donné chacun doit déménager de chez maman et les Grecs en sont là". Un discours qui en dit long et laisse très perplexe sur l'avenir d'une zone euro qui devait être initialement homogène et unie mais il faut toutefois savoir que si l'on se focalise sur une logique comme celle-ci, c'est incontestablement le début de la fin pour la monnaie unique mais également pour toutes les sphères liées et dépendantes de cette dernière - principalement la Chine et les États-Unis -

 

Les sommets européens qui se sont enchaînés et qui furent des échecs - il faut se l'avouer - montrent bien que l'on a voulu maîtriser l'incontrôlable. Enfin, vous me diriez que certains tirent leur épingle du jeu - L'Irlande - mais la crise que traverse notre zone euro a fait ressortir clairement les disparités dissimulées depuis les débuts de la monnaie unique ceci signifiant qu'une politique d'austérité homogène ne sera forcément pas fructueuse pour tous les membres de l'euro-zone. C'est un fait que certains dirigeants n'arrivent pas à reconnaître, au contraire c'est un constat qui est encore ignoré et l'envie de rassurer les loups prime sur la pérennité à court-moyen terme - voire long terme- particulièrement le gouvernement de Mariano Rajoy ou encore la Grèce que l'on trouve molle et qui doit par conséquent accélérer dans ses réformes drastiques.

 

La crise n'est pas l'occasion pour hausser le ton et insister sur les disparités des pays membres à travers des discours ayant pour seul et unique but d'opposer les Etats entre eux  mais une opportunité de souligner les erreurs, trouver de nouveaux moyens de gérer les crises, de se renforcer, mais surtout de réparer les défaillances entassées depuis ces dernières années. Le rôle de certains dirigeants, oligarques, actionnaires et j'en passe doivent être l'objet de grand débats transparents. A court terme, nous sommes dans un contexte que nous pouvons qualifier d'exceptionnel, donc des mesures exceptionnelles - BCE - doivent être appliquées et adaptées en évitant ainsi un laxisme nocif. Les traités sont stricts certes, mais le comportement de certains agents économiques antérieurs et actuels était et est toujours loin de l'être ... Nous voyons bien que les leçons des crises précédentes n'ont pas été tirées, mais gardons en tête que  "celui qui ne connaît pas l'histoire est condamné à la revivre" - K. Marx -

 

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Rédigé par eco-euro

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