L'Allemagne crée la satisfaction ... mais pas seulement.

Publié le 14 Septembre 2012

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source : citizenkane.fr

Il n'y a désormais plus de suspens ; après le roulement de tambour à l'honneur de super Mario - Draghi - , en voici un de plus pour les sages allemands de Karlsruhe. La cour constitutionnelle a finalement validé - le 12 septembre - la ratification du futur Mécanisme Européen de Stabilité qui succédera à l'actuel Fond Européen de Stabilité Financière. D'après les propos tenus par le président de l'euro-groupe, Jean Claude Juncker, cette future institution devrait être totalement opérationnelle dès octobre prochain.

 

Cette décision - prévisible - traduit théoriquement un grand pas en avant pour l'Europe dans la gestion et la résolution de la crise de l'euro. Toutefois, le programme légèrement - mais nécessairement -  laxiste du président de la Banque Centrale Européenne, Mario Draghi, a déclenché plus de pression qu'autre chose à destination des pays fragilisés par la crise - notamment le gouvernement de Mariano Rajoy - qui doit à présent se décider très rapidement sur la demande d'aide - qui est la condition imposée par la BCE - afin de bénéficier des achats de titres inférieurs à trois ans en "illimité" via le futur M.E.S. La balle est à présent du côté espagnol - mais pas seulement - qui déclare toujours étudier les conditions attachées à un tel programme qui paraît à première vue très alléchant. Ce qui est loin d'être logique est le fait d'aller vers une résolution en période d'urgence en imposant encore et toujours des contreparties plus ou moins drastiques dans des économies déjà assez plombées, en berne. Bref, toujours volontaire pour offrir la corde avec laquelle - finalement - nous allons tous nous pendre. Patience, juste. Jean-Claude Juncker a annoncé que l'Espagne allait mettre en oeuvre de nouvelles mesures signifiant de ce fait que l'état serait dans l'optique d'obtenir cette fameuse aide avec des conditions plus favorables ou, dans le pire des cas, avec un epsilon d'austérité ... La ratification du M.E.S et - il faut le préciser - les mesures d'assouplissement par la Federal Reserve pour soutenir l'économie américaine ont permis à notre monnaie de retrouver le pic des 1.31 $ ce vendredi contre - en moyenne  sur un mois - 1.26 $ constaté antérieurement. La bourse de Paris, quant à elle, sourit à pleine dents avec une belle hausse de 2.27 % à 3581.58 points à la clôture.

 

Selon des dirigeants, économistes voire certains investisseurs, les mesures actuellement mis en oeuvre vont dans le bon sens. Mais elles ne doivent être en aucun cas faussement vertueuses prônant encore et toujours les intérêts de certains au détriment de tous. Ceci paraît être une phrase relevant de l'éthique, de la logique, de l'évidence mais elle est aujourd'hui devenue - malheureusement ésotérique -. Il fut un temps où l'euphorie régnait sur les déciles les plus favorisés - le top 1 % d'après Olivier Berruyer - mais les conséquences de cet excès massif n'ont - logiquement - pas épargné l'union monétaire, européenne voire le monde - vous me diriez cependant que ces 1 % ne sont pas les seuls responsables de la crise et ceci peut être en partie concevable .

 

Répondre aujourd'hui à la problématique fondamentale d'un pas vers un fédéralisme européen reste un vaste chantier. Prôner des projets comme l'union bancaire est une avancée certes, mais qui reste l'avant-propos si j'ose dire d'un réel fédéralisme. Répondre à la définition primaire du fédéralisme et de l'union suppose au préalable d'accepter d'en payer - tous - le prix en cédant d'une part, une fraction de notre souveraineté et, d'autre part, d'accepter d'en payer - tous - le prix en léguant quelques points de PIB, ce qui est loin - pour ne pas dire pas - d'être la motivation de certains États quand on a observé de façon successive des points de vue et des logiques très manichéennes...

Rédigé par Eco-euro

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