Lentement mais sûrement ...

Publié le 27 Août 2012

120827184117563_9_000_apx_470_.jpgLe nombre de chômeurs - sans activité - dans l'hexagone continue sa montée avec une augmentation de 1.4 % entre juin et juillet 2012 soit 41 300 chômeurs supplémentaire. La France compte désormais 2,987 millions de personnes privées d'emploi et 4,453 millions si l'on inclut l'exercice d'une activité réduite ( +1,3 % soit 58.300 personnes de plus par rapport à juin 2012 - 

 

On peut lire dans de multiples sources que l'ampleur de cette progression est un record, alarmante, exceptionnelle, comparable au printemps 2009 et j'en passe, mais ce qui est certain, c'est que l'hexagone verra son nombre de chômeurs franchir la barre des trois millions dans les mois à venir (Il y a encore les effets de la revalorisation du SMIC à évaluer)  et nous ne pouvons plus en douter quand on observe objectivement le contexte dans lequel nous nous situons actuellement.  Le discours demeure malheureusement inchangé en ce qui concerne les seniors et les jeunes avec une montée assez conséquente ( + 1,8 % en un mois pour les plus de 50 ans et  +1,4 % concernant les jeunes). Le retour du chômeur découragé est fortement probable, les chiffres sont là : le chômage de longue durée flambe, + 1,9 % en un seul mois, près de 22 % en un an.

 

Notre marché du travail comportant de grandes anomalies - souligné par Bruxelles il n'y a pas si longtemps de ça d'ailleurs - doit absolument être réformé avec tout d'abord des projets comme les emplois d'avenir et les contrats de générations qui doivent être proposés afin de montrer une preuve d'avancée et d'actions concrètes après un bon moment de repos.  Pendant ce temps et depuis plusieurs années, un cercle vicieux s'est déclenché, celui d'une flambée chômage faisant des inquiets - les entreprises notamment - et une réaction naturelle qui est celle de la minimisation de leur coûts, donc se séparer de leurs intérimaires, qui est un contrat très volatile. Par ailleurs, la perspective de croissance devrait être revue à la baisse d'après J.M Ayrault - actuellement maintenue à 1.2 % contre  0.5 %, en moyenne, anticipé par des économistes - 

 

Notre hexagone, qui occupe une place intermédiaire au sein de la zone euro, s'enfonce lentement mais sûrement dans ses difficultés - qui ont été longuement ignorées - semblables aux pays fragilisés, les mesures qui devront être prise par notre gouvernement seront donc cruciales pour améliorer la situation française, du moins sur un des nombreux clignotants actuellement loin d'être au vert ...

 

source photo : ouest-france.fr

Rédigé par Eco-euro

Commenter cet article